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"J'aime faire un théâtre de l'expérience ; Expériences d'émotions ou de sens"


Scène : prises de paroles sur une expérience curieuse.


Lors de la prise de parole pour raconter une expérience curieuse, on amorce notre intervention au milieu d'une conversation. Le regard est face public, mais notre intervention est adressée à l'un de nos voisins. Importance de relater quelque chose de concret. Décrire la scène davantage qu'expliquer ce que cela nous a fait. Ne pas mettre trop d'importance au superflu : aller droit à l'essentiel de l'expérience curieuse. Quand quelque chose s'arrête dans notre narration, ne pas essayer de se raccrocher pour poursuivre : s'arrêter. "Frustrez-vous". Ne pas aller au bout de l'impulsion de la parole, pour être surpris par l'interruption. Nos interruptions ont tendance à être trop évidentes : s'interrompre en cours d'une montée. Entre les prises de parole des unes et des autres, les silences sont de plus en plus longs. Le mouvement du bassin s'amorce parce qu'on en a besoin, pas pour le produire. Lorsque la musique Sex Bomb commence, le niveau est très faible et il peut encore y avoir une prise de parole.

Autre alternative de prise de parole : adresser notre intervention à un correspondant téléphonique avec qui on correspondrait avec un kit main libre. Trouver comment faire exister le correspondant téléphonique pour l'amorce de notre prise de parole. Il ne faut pas jouer le jeu de "Je suis au téléphone" : la conversation téléphonique ne doit pas prendre le dessus. Travailler ce qui se passe dans mon regard quand je m'adresse à un interlocuteur téléphonique, mais garder l'ambiguïté possible de la personne qui parle toute seule.


Scène : Sex Bomb


Faire l'expérience de ce qui n'est pas donné aux gens, mais qui est donné à soi-même. C'est un peu comme une peinture dont on n'exprimerait que l'esquisse : quelque chose qui se cherche. Le public n'existe pas : on cherche quelque chose en nous même. Garder longtemps le mouvement de hanche sans chercher à le rendre plus complexe. Le mouvement est sexe sans que nous le sachions. Le haut du corps n'est pas lié au bas : c'est comme une absence à nous même. La dimensions solitaire est très importante. Quand je vais chercher un geste à copier chez mes voisins de scène, je reste seul : l'autre n'est que mon reflet dans le miroir. Quand on est en regard sur l'autre, il faut le sentir, pas le regarder. On ne voit pas que ce que l'on regarde. Ce n'est pas un regard de communication. On change de modèle quelques fois puis on s'arrête tous pour regarder Boris, avant de le copier. Lorsque la musique se termine, on continue de "danser" dans le silence en imitant Boris.


Scène : Le martien


"La nature du martien n'a d'existence que ce qui manque aux autres."

Après le texte sur le Martien, on remet Nicolas en sonore en lui appuyant dans le dos. Claire adresse à Nicolas : "Non, je ne pourrai jamais vivre sans toi..."

L'enchaînement des séquences voulues par le metteur en scène (prises de paroles, Sex Bomb, le martien, ...) est volontairement flou. Notre recherche pour embrayer les séquences est intéressante. Ce ne sont pas des moments radicalement différents : ce sont des zones vagues.


Scène : "Moi je / Toi, tu"


Faire le tour du plateau en traînant les chaises et en se tenant la main. Installer les chaises et se faire la bise avant de s'asseoir. Lorsque l'autre nous pique la parole, réagir par un regard clair sur lui, puis sur le public. Bien différencier ses aspects positifs/négatifs de ceux de l'autre. Bien se couper la parole : ne pas attendre que l'autre s'arrête. Garder sa différence. Le dénigrement peut se nourrir de l'auto satisfaction de l'autre. Les "Moi, je" positifs et négatifs sont adressés vers le public. Pour les "Toi, tu", on est en regard avec l'autre et on le montre du doigt pour le juger. Lors de la réconciliation, je prends la main de l'autre et on peut même s'adresser les compliments en parlant en même temps, pendant que les nez se rapprochent.